Antenne 5G autorisée mais pas encore en service : repérer le projet et anticiper l'exposition
Entre le feu vert de l'Agence nationale des fréquences (ANFR) et la première émission d'une antenne, il peut s'écouler plusieurs mois. Pendant ce temps, le projet est déjà connu : de la mairie d'abord, puis du public sur la carte officielle. Pour un riverain, c'est le meilleur moment pour s'informer, demander une simulation, faire mesurer l'exposition actuelle de son logement et, si nécessaire, préparer un recours dans les délais.
Le phénomène n'a rien de marginal. D'après les données de l'observatoire de l'ANFR, près de 5 750 sites 5G avaient reçu leur autorisation sans émettre encore au 1er octobre 2026. Ce guide explique où trouver ces projets, comment les interpréter et quelles démarches engager, en s'appuyant sur les textes officiels.
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Antenne autorisée, mise en service, ouverture commerciale : quelle différence ?
Une antenne relais franchit trois étapes avant de servir les abonnés. Elles ne sont pas suivies par les mêmes organismes, ce qui explique que les chiffres publiés ne concordent pas toujours.
Dans cet article, « mise en service » désigne la mise en service technique : l'antenne émet. L'ouverture commerciale, annoncée par les opérateurs, peut intervenir plus tard.
En amont de ces trois étapes, il existe une phase sans statut officiel. L'opérateur prospecte, prévient le maire et prépare son dossier d'urbanisme. À ce stade, rien n'apparaît encore sur la carte de l'ANFR : seule la mairie est au courant. L'information circule donc dans cet ordre : la mairie, puis la carte, puis le chantier.
Combien de sites 5G attendent leur mise en service ?
D'après l'observatoire de l'ANFR, la France comptait au 1er octobre 2026 56 346 sites 5G autorisés, dont 50 597 en émission, soit 5 749 sites en attente de mise en service.
Ces chiffres changent chaque mois. Nous les mettons à jour à chaque nouvelle publication de l'observatoire sur notre page d'accueil, où vous trouverez les dernières données sur le déploiement de la 5G en France.
Un site autorisé, est-ce forcément un nouveau pylône ?
Le plus souvent, non. La grande majorité des antennes 5G sont installées sur des supports déjà utilisés pour la 2G, la 3G ou la 4G. Une autorisation se traduit alors par l'ajout de quelques panneaux sur un mât existant, souvent partagé par plusieurs opérateurs. Un projet voisin peut donc concerner un autre opérateur que le vôtre. Si c'est le cas et que votre réseau actuel vous déçoit, notre comparateur de forfaits mobiles classés selon les antennes qui couvrent votre adresse vous aide à voir quel opérateur sera le mieux placé chez vous.
Pour comprendre ce qui change sur le plan technique, consultez notre guide du fonctionnement d'une antenne relais, de la 2G à la 5G.
Comment savoir si une antenne relais va être installée près de chez moi ?
Adressez-vous d'abord à votre mairie : c'est elle qui reçoit l'information en premier, souvent plusieurs semaines avant que le projet n'apparaisse sur la carte de l'ANFR.
Ce que la loi impose à l'opérateur
L'article L. 34-9-1 du code des postes et des communications électroniques (CPCE) encadre l'information du maire. Toute personne souhaitant exploiter une installation radioélectrique soumise à accord ou avis de l'ANFR doit :
- informer le maire, ou le président de l'intercommunalité, par écrit dès la phase de recherche d'un emplacement ;
- lui transmettre un dossier d'information un mois avant le dépôt de la demande d'autorisation d'urbanisme ou de la déclaration préalable ;
- y joindre, si le maire la demande, une simulation de l'exposition aux champs électromagnétiques, ainsi que la justification du choix de ne pas recourir au partage d'un site ou d'un pylône existant.
Une modification substantielle d'une antenne déjà en place, comme l'ajout de la 5G lorsqu'il nécessite un nouvel accord de l'ANFR, donne lieu au même dossier, remis un mois avant le début des travaux. Le maire met ensuite les informations du dossier à la disposition des habitants « par tout moyen approprié ».
Le calendrier en mairie : vos leviers étape par étape
L'article R. 20-29 du CPCE fixe les délais qui suivent la réception du dossier. Voici ce que vous pouvez faire à chaque moment :
Le recueil des observations n'est pas obligatoire : c'est au maire de décider s'il l'organise. Pour approfondir, lisez notre article sur le dossier d'information du maire. Vos droits sont détaillés dans l'obligation d'information des riverains.
Que demander à la mairie ?
Faites votre demande par écrit et posez quatre questions : un dossier d'information a-t-il été reçu, et à quelle date ? Comment peut-on le consulter ? Une simulation d'exposition a-t-elle été demandée ? D'autres emplacements ont-ils été envisagés, et pourquoi ont-ils été écartés ?
Ces questions sont simples et légitimes. Elles laissent une trace de votre démarche et vous permettent de vérifier que le calendrier légal a été respecté.
Retour d'expérience : un projet découvert trop tard, un autre ajusté à temps
Dans une commune de taille moyenne, des habitants d'un quartier pavillonnaire n'ont découvert un projet d'antenne qu'au moment de l'affichage de la déclaration préalable sur le terrain. Le dossier d'information avait bien été transmis au maire, mais il n'avait pas été mis en ligne et aucune consultation n'avait été organisée. Les riverains n'avaient plus que la voie du recours contentieux, sans avoir pu discuter de l'emplacement en amont.
À l'inverse, dans une autre commune, le maire a publié le dossier sur le site municipal dès sa réception et ouvert une consultation de trois semaines, accompagnée d'une réunion publique. Les habitants ont proposé de déplacer le pylône de quelques dizaines de mètres pour l'éloigner des façades les plus proches, sans perte de couverture. Le projet a été ajusté, et les tensions sont retombées.
Comment voir les antennes 5G en projet sur Cartoradio ?
Une fois l'accord de l'ANFR délivré, le site devient visible sur Cartoradio, la carte publique de l'agence. Elle montre en priorité les installations qui émettent : pensez à afficher aussi les stations qui ne sont pas encore en service.
- Cherchez votre adresse, puis dézoomez pour voir l'ensemble du quartier. Si l'adresse est introuvable, ce qui arrive pour certaines voies privées, utilisez une rue proche.
- Limitez l'affichage à la 5G, et si besoin à un opérateur.
- Ouvrez la fiche du site : elle indique les opérateurs présents, les bandes de fréquences et le statut de chaque antenne.
- Regardez la bande de fréquences. Le 3,5 GHz, qui offre les débits les plus élevés, est la plus fréquente sur les nouveaux sites 5G.
- Faites une capture d'écran datée. Elle vous permettra de suivre l'évolution du site et de dater vos démarches.
Un site autorisé n'a pas d'échéance de mise en service connue du public. Selon l'ANFR, l'opérateur dispose d'un an après l'accord pour donner suite à son projet : l'antenne peut donc émettre quelques semaines ou plusieurs mois après son apparition sur la carte. Pour visualiser toutes les antennes autour de votre adresse, avec leur orientation, consultez aussi notre carte des antennes relais 4G et 5G.
Vous captez mal aujourd'hui ?
Une antenne en projet n'est pas toujours une source d'inquiétude : dans les secteurs mal desservis, c'est souvent une bonne nouvelle attendue. Si votre réception est faible ou inexistante, consultez notre page sur les zones blanches et la couverture mobile : vous pourrez y vérifier la couverture à votre adresse, signaler une zone blanche et suivre les antennes prévues.
Concertation : ce qui peut faire évoluer un projet d'antenne
Deux dossiers d'octobre 2026 montrent que la phase de projet est souvent celle du dialogue. Dans les deux cas, ce sont les élus qui ont organisé l'échange avec les habitants.
À Neuville-sur-Sarthe (Sarthe), des riverains se sont interrogés sur un projet d'antenne mobile au lieu-dit Le Refay. La maire a organisé une rencontre le 16 octobre avec des représentants de Bouygues Telecom, pour présenter le projet, les procédures en cours et d'éventuels emplacements alternatifs, rapporte Ouest-France.
À Bizanos (Pyrénées-Atlantiques), un projet d'antenne relais rue de l'Aubisque a donné lieu à une réunion publique à Idron le 22 octobre. Une cinquantaine d'habitants et plusieurs maires de l'agglomération y ont participé. D'après La République des Pyrénées, un autre terrain proposé par TDF aurait été écarté, car il est réservé à un bassin de rétention.
Lorsque le dialogue local se bloque, la loi prévoit un recours à la médiation : le préfet peut réunir une instance de concertation départementale, de sa propre initiative ou à la demande du maire ou du président de l'intercommunalité (article L. 34-9-1 du CPCE).
Retour d'expérience : ce que la concertation a changé, et ce qu'elle n'a pas changé
Dans une commune rurale, un projet de pylône d'environ 30 mètres situé près d'une école a suscité de fortes réactions. Le maire a organisé une consultation de trois semaines et une réunion publique. Les habitants ont demandé un déplacement du pylône et une réduction de sa hauteur.
Au terme de la concertation, l'opérateur a modifié l'orientation des panneaux et légèrement réduit la hauteur, ce qui a amélioré l'insertion paysagère. En revanche, les demandes d'abandon du projet pour des motifs uniquement sanitaires n'ont pas été retenues : elles ne pouvaient pas, légalement, fonder un refus de l'autorisation d'urbanisme.
La concertation peut donc influer sur l'emplacement, la hauteur ou l'intégration d'une antenne, mais pas sur les règles d'exposition, qui relèvent de l'État. Voyez ce que peut faire un maire face à une antenne 5G et les règles d'implantation près d'une école.
Comment anticiper l'exposition aux ondes avant la mise en service ?
Procédez en deux temps : une simulation avant la mise en service, puis une mesure après. La simulation estime l'exposition à partir des caractéristiques déclarées du projet. La mesure, réalisée sur place, constate la réalité.
Étape 1 : simuler l'exposition à votre adresse
Le dossier d'information contient une simulation si le maire l'a demandée. Vous pouvez aussi faire votre propre estimation avec notre simulation gratuite de l'exposition par étage. Elle reste une estimation, non une mesure.
Si vous avez besoin d'un document à conserver ou à présenter, par exemple lors d'un achat, d'une vente ou d'un échange avec la mairie, optez pour notre état des lieux électromagnétique de votre adresse. Ce rapport PDF, établi à partir des données officielles de l'ANFR, réunit une simulation de l'exposition en V/m et la cartographie des antennes 4G et 5G proches. Il est suivi, si vous le souhaitez, d'un échange téléphonique pour en discuter.
Étape 2 : demander une mesure gratuite à l'ANFR
Toute personne peut demander à l'ANFR de faire mesurer l'exposition dans un logement ou un lieu public. La démarche est gratuite. Voici la marche à suivre, d'après l'ANFR :
- Remplissez le formulaire sur mesures.anfr.fr, ou téléchargez-le sur service-public.fr.
- Faites-le signer par un organisme habilité par le décret du 14 décembre 2013 : commune, agence régionale de santé, ou certaines associations agréées.
- Transmettez-le à l'ANFR, qui instruit la demande et sollicite un laboratoire accrédité et indépendant.
Mesurer avant la mise en service, puis après, permet de comparer. C'est la méthode qu'a suivie l'ANFR : elle a analysé plus de 3 000 mesures réalisées en 2020 et 2021, dont la moitié près de sites 5G avant leur mise en service. Selon l'ANFR, l'exposition est comparable avant et quelques mois après l'arrivée de la 5G.
Pour comprendre les valeurs, lisez comment sont mesurées les ondes. Si vous visez un usage probant, voyez l'accréditation COFRAC.
Retour d'expérience : ce que montrent nos mesures avant et après
Dans un immeuble de centre-ville situé à environ 150 mètres d'un nouveau site 5G, la mesure globale dans le salon était de l'ordre de 0,4 V/m avant la mise en service, principalement due aux réseaux 4G existants. Quelques mois après l'allumage de la 5G sur le même site, elle restait du même ordre, autour de 0,5 V/m, avec une part plus importante de la bande 3,5 GHz et sans dépassement des valeurs limites réglementaires.
Ce cas est cohérent avec les résultats publiés par l'ANFR. Il ne remplace pas une mesure chez vous, chaque configuration étant différente.
Que disent les autorités sanitaires ?
L'ANFR veille au respect des valeurs limites d'exposition du public et publie ses mesures. Dans son expertise d'avril 2021 sur la 5G, l'ANSES jugeait peu probable que les bandes de fréquences proches de celles déjà utilisées présentent des risques nouveaux. Elle relevait en revanche un manque de données sur la bande des 26 GHz, encore peu utilisée. Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC), rattaché à l'OMS, classe depuis 2011 les champs électromagnétiques radiofréquences comme « peut-être cancérogènes pour l'homme » (groupe 2B).
Cet article ne tranche pas la question médicale. Pour aller plus loin : 5G millimétrique et santé et les dangers avancés par les opposants.
Peut-on s'opposer à une antenne relais en projet ?
Oui, mais seulement sur des motifs d'urbanisme, et dans des délais courts. Deux régimes distincts s'appliquent, et les confondre est la première cause d'échec des recours.
Les ondes relèvent de l'État, pas du maire
Le CPCE confie à l'État, à l'Arcep et à l'ANFR une police spéciale des communications électroniques, qui comprend le respect des valeurs limites d'exposition. Le Conseil d'État en a tiré la conséquence : le maire ne peut pas, au titre de ses pouvoirs de police générale ni en invoquant le principe de précaution, réglementer l'implantation des antennes pour protéger le public contre les ondes (CE, Ass., 26 octobre 2011, Commune de Saint-Denis, n° 326492). Le principe de précaution peut être invoqué contre une autorisation d'urbanisme, mais un refus doit alors reposer sur des éléments circonstanciés faisant apparaître un risque (CE, 30 janvier 2012, Société Orange France, n° 344992).
Un recours doit reposer sur des règles d'urbanisme
Les antennes relais relèvent en principe de la déclaration préalable (article R. 421-9 du code de l'urbanisme) ; certaines configurations peuvent exiger un permis de construire. Le maire ne peut s'y opposer que si le projet méconnaît les règles d'urbanisme. Les arguments recevables sont donc, par exemple :
- la non-conformité au plan local d'urbanisme (PLU) : hauteur, implantation, zone, recul par rapport aux limites séparatives ;
- l'atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux et aux paysages (article R. 111-27 du code de l'urbanisme) ;
- la proximité d'un monument historique ou d'un site protégé, lorsque les règles applicables n'ont pas été respectées.
Le seul défaut de dossier d'information, ou son retard, ne suffit en principe pas. Plusieurs tribunaux administratifs ont jugé, au nom de l'indépendance des législations, que ces irrégularités sont sans effet sur la légalité de l'autorisation d'urbanisme (par exemple TA Nîmes, 17 mars 2022, n° 2001727 ; TA Rennes, 8 novembre 2024, n° 2102074). Le gouvernement rappelle toutefois qu'il revient au juge d'en décider (réponse ministérielle publiée au JO Sénat le 6 février 2025).
Des délais à ne pas manquer
- Recours devant le tribunal administratif : deux mois à compter du premier jour d'affichage continu de l'autorisation sur le terrain.
- Recours gracieux auprès du maire : depuis la loi n° 2025-1129 du 26 novembre 2025, il doit être formé dans un délai d'un mois et ne prolonge plus le délai de recours contentieux. Écrire au maire ne dispense donc pas de saisir le tribunal dans les deux mois.
- Notification : tout recours contre une autorisation d'urbanisme doit être notifié à la mairie et au bénéficiaire, par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du recours (article R. 600-1 du code de l'urbanisme). Le jour du dépôt n'est pas compté, et si le délai expire un samedi, un dimanche ou un jour férié, il est prorogé au premier jour ouvrable suivant.
- Intérêt à agir : un voisin doit montrer que le projet affecte directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien (article L. 600-1-2).
Avant d'agir, relisez le PLU applicable à la parcelle et faites-vous conseiller. Lisez aussi comment gérer l'opposition entre voisins et notre dossier sur les autorisations d'urbanisme des antennes relais.
Riverain : la marche à suivre en cinq étapes
Suivez l'ordre dans lequel l'information devient disponible :
- Mairie : demandez si un dossier d'information a été reçu et comment le consulter. Notez les dates de réception, de demande de simulation et de mise à disposition.
- Cartoradio : vérifiez les sites autorisés non encore en service dans votre quartier.
- Simulation : estimez l'exposition à votre adresse avec notre simulation gratuite, ou commandez un état des lieux complet si vous avez besoin d'un rapport.
- Mesure : si un site est proche, demandez une mesure avant la mise en service, puis une seconde après.
- Dialogue, puis recours si nécessaire : participez à la consultation et aux réunions ; en cas de désaccord, surveillez l'affichage sur le terrain pour agir dans les deux mois.
En résumé
- Une antenne autorisée a le droit d'émettre, mais n'émet pas forcément encore.
- La mairie connaît le projet avant tout le monde : demandez le dossier d'information.
- Cartoradio montre les sites autorisés non encore en service, si vous activez leur affichage.
- La simulation, puis la mesure, permettent d'objectiver l'exposition.
- Le maire ne peut pas refuser une antenne au seul motif des ondes ; un recours doit reposer sur des règles d'urbanisme et être engagé dans les deux mois suivant l'affichage.
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Vrai ou faux : connaissez-vous les étapes d’une antenne 5G ?
Six affirmations, une minute. Chaque bonne réponse ajoute une barre de réseau.
Vrai ou faux : connaissez-vous les étapes d’une antenne 5G ?
Six affirmations, une minute. Chaque bonne réponse ajoute une barre de réseau.
Questions fréquentes
Une antenne 5G autorisée émet-elle déjà ?
Pas nécessairement. L'accord de l'ANFR ouvre le droit d'émettre, mais l'opérateur décide du moment de la mise en service, puis de l'ouverture à ses clients. Sur Cartoradio, la fiche du site précise le statut de chaque antenne.
Combien de temps après l'autorisation une antenne est-elle mise en service ?
Aucun délai n'est garanti. L'ANFR indique que l'opérateur a un an après l'accord pour donner suite à son projet. Dans les faits, l'écart varie fortement selon les sites et les opérateurs.
Le maire peut-il refuser une antenne relais ?
Il ne peut pas la refuser au nom des ondes ou du seul principe de précaution : l'exposition relève de l'État. Il peut en revanche s'opposer à la déclaration préalable si le projet ne respecte pas les règles d'urbanisme, comme le PLU ou l'insertion paysagère.
Quel est le délai pour contester une antenne relais ?
Deux mois à compter de l'affichage de l'autorisation d'urbanisme sur le terrain, devant le tribunal administratif. Depuis fin 2025, un recours gracieux auprès du maire doit être formé dans le mois et ne prolonge plus ce délai de deux mois.
Faire mesurer les ondes est-il payant ?
Non, la mesure demandée par l'intermédiaire de l'ANFR est gratuite. Il faut simplement faire signer le formulaire par un organisme habilité, par exemple votre commune ou l'agence régionale de santé.
Pourquoi mon opérateur n'apparaît-il pas sur le site proche de chez moi ?
Un même support accueille souvent plusieurs opérateurs, qui déploient la 5G chacun à leur rythme. Le projet repéré peut donc concerner un concurrent. Notre comparateur de forfaits selon la couverture à votre adresse permet de vérifier si un changement d'opérateur vaut la peine.
Une antenne en projet va-t-elle améliorer ma réception ?
Si elle porte votre opérateur, la couverture devrait progresser une fois l'antenne mise en service et ouverte commercialement. Dans un secteur mal couvert, notre page zones blanches et couverture mobile vous permet de vérifier la situation actuelle et de suivre les antennes prévues.
Sources
- ANFR, « La 5G déployée en France » : 5g.anfr.fr
- ANFR, Observatoire mensuel du déploiement des réseaux mobiles : anfr.fr
- Code des postes et des communications électroniques, articles L. 34-9-1 (information du maire, dossier d'information, instance de concertation) et R. 20-29 (délais de simulation, de mise à disposition et d'observations)
- Code de l'urbanisme, articles R. 421-9, R. 111-27, R. 600-1, L. 600-1-2 et L. 600-12-2
- Loi n° 2025-1129 du 26 novembre 2025 de simplification du droit de l'urbanisme et du logement
- Conseil d'État, Assemblée, 26 octobre 2011, Commune de Saint-Denis, n° 326492
- Conseil d'État, 30 janvier 2012, Société Orange France, n° 344992
- Tribunal administratif de Nîmes, 17 mars 2022, n° 2001727 ; tribunal administratif de Rennes, 8 novembre 2024, n° 2102074
- Réponse ministérielle à la question écrite n° 01017 (JO Sénat, 6 février 2025) : senat.fr
- Antennes-relais.fr, chiffres mensuels de l'observatoire de l'ANFR : antennes-relais.fr
- Ouest-France, projet d'antenne à Neuville-sur-Sarthe : ouest-france.fr
- La République des Pyrénées, « Idron : une forte mobilisation contre le projet d'antenne relais » (26 octobre 2026) : larepubliquedespyrenees.fr
